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Instituteur, militant syndicaliste, militant socialiste SFIO, résistant (MUR, AS), maire de Saint-Jean-du-Gard (1945-1959), conseiller général (1945 à 1967).
Fils d’un instituteur, Marceau Lapierre, mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, combattit aux Dardanelles. Instituteur dans le Gard, il devint, en 1930, membre du conseil syndical et secrétaire adjoint de la section départementale du Syndicat national. À nouveau élu en décembre 1935 (avec 240 voix sur 243 votants), il vota au conseil, le 7 avril 1938, la motion minoritaire déclarant faire « confiance aux dirigeants confédéraux pour aider sur tous les terrains les républicains espagnols et sauver la paix ». Élu membre du conseil départemental de l’enseignement primaire en mars 1938, puis secrétaire adjoint de la section départementale en avril 1939, il eut la responsabilité des retraités.
Chef de secteur de résistance « Cévennes-Gard-Lozère », chef de l’AS du canton de Saint-Jean-du-Gard, fondateur du maquis (AS) de la Picharlarié (Moissac-Vallée-Française, Lozère), Marceau Lapierre contribua, avec Jules Ozil de Saint-André-de-Valborgne (Gard), à la mise en place du maquis (AS) de la forêt d’Aire-de-Côte (commune de Bassurels, Lozère). Lapierre s’opposa (mai 1943), avec d’autres chefs de maquis cévenols de l’AS (dont Jules Ozil) à Jean Capel, le chef du maquis Bir Hakeim (AS) qui aurait dû regrouper l’ensemble des formations armées de l’AS de la Lozère et du Gard. Membre du Mouvement de Libération nationale, président du Comité local de Libération, Lapierre fut élu maire de Saint-Jean-du-Gard en 1945. Il le resta jusqu’en 1959. [...] Source : le Maitron
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