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Quand la France appelle ses jeunes gens au front, Fernand Jarrié n'a que dix-sept ans et apprend le métier de boulanger. A son retour du combat, il séjourne dans les colonies pendant quelques années. Puis il revient dans sa ville natale de Bagnols-sur-Cèze où il installe un commerce de biscuits qui, en 1939, devient une biscuiterie.
Femand Jarrié se lance alors dans une vie publique dans laquelle il cumule les fonctions de vice-président du syndicat des biscuitiers du Gard, de conseiller municipal de Bagnols-sur-Cèze, à partir de 1945, et de vice-président fédéral du MRP dans le Gard.
Le MRP, qui compte Femand Jarrié parmi ses militants les plus fidèles, le présente en décembre 1946 comme candidat au Conseil de la République, élections dont il sort victorieux. Sa carrière n'y sera que de deux courtes années. Néanmoins, il y est reconnu par ses pairs qui le désigneront plusieurs fois comme rapporteur.
Femand Jarrié n'aura de cesse de défendre les travailleurs, ouvriers ou paysans, lui qui est issu d'une famille ouvrière où on lui a enseigné la vertu du travail. En 1947, il est logiquement nommé membre de la Commission du travail et de la sécurité sociale et de la Commission supérieure de la caisse nationale d'assurance en cas d'accidents. Cette même année, il dépose une proposition de résolution invitant le gouvernement à indemniser les agriculteurs victimes de la grêle et des orages dans la département du Gard.
Malgré sa défaite aux élections sénatoriales de novembre 1948, la carrière politique de Fernand Jarrié ne s'achève pas. Il retrouve sa région et devient, dans les années soixante et soixante-dix, conseiller général du Gard (de 1964 à 1976) et premier adjoint au maire de Bagnols-sur-Cèze (de 1965 à 1971). Source : extraits du Dictionnaire des parlementaires français.
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