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Issu d'une famille ouvrière, Maurice Gleize entre en apprentissage dans une imprimerie dès l'âge de 12 ans. En 1920, âgé de treize ans, il se syndique à la CGT à l'occasion d'un mouvement de grève parmi les ouvriers du livre. Plus tard, il fréquente le soir l'École des beaux-arts de Nîmes, où il apprend le dessin, et le Conservatoire de musique, où il s'initie au violoncelle, qu'il pratique ensuite en orchestre. Marié, père d'un enfant, il exerce son métier d'imprimeur à Paris à partir de 1931, salarié successivement dans deux entreprises d'imprimerie. La seconde est l'imprimerie Gutenberg, dont les clients principaux sont des organisations syndicales CGT et communistes. Il est mobilisé en 1939, puis, démobilisé, il remet en marche l'imprimerie Gutenberg, dont il devient le patron.
À partir d'octobre 1940, il met ses connaissances de l'imprimerie au service de la lutte contre l'occupant allemand. Contacté en novembre de la même année par l'ancien conseiller municipal communiste de Paris Raymond Losserand, il rompt tout contact antérieur (prétextant « la peur de la répression » !) et imprime sous couvert d'éditions commerciales des tracts, des publications clandestines dont L'Humanité, La Vie ouvrière et les Cahiers du communisme. En septembre 1941, son imprimerie, située 17 rue des Cloÿs dans le 18e arrondissement de Paris, tire le premier exemplaire de France d'abord, journal qui deviendra l'organe des Francs tireurs et partisans français (FTP). Il constitue un réseau d'entreprises qui assurent la linotypie, l'impression, le brochage éventuel, les liaisons et le transport des publications clandestines. Il adhère à ce moment là au PCF. [...] Source : Wikipedia
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