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Jean Castan effectue sa scolarité à l'orphelinat protestant Samuel Vincent de Nîmes et à l'École de la rue Pavée. En 1939, il s'engage dans l'armée de l'air comme "élève radio navigant" et en juin 1940 échappe à la captivité. Il se rengage dans l'espoir de compléter sa formation technique, mais hélas, celle-ci n'est plus assurée. Ses sympathies pour la Royal Air Force lui valent des ennuis et, en 1942, il est libéré de ses obligations militaires. Il convoie alors, de Marseille aux Pyrénées, des évadés désireux de "passer en Espagne" en espèrant pouvoir faire, un jour, comme eux et rejoindre l'armée gaulliste. Mais la chaîne du passage sera interrompue.
En mars 1943, il accepte, sous conditions, d'être provisoirement le chef militaire du maquis d'Aire-de-Côte. Après l'attaque allemande du camp le 1er juillet 1943, il se considère lié au maquis, renonce à rejoindre les gaullistes et s’engage au maquis de Lasalle. Au cours de l'hiver 1943-1944, il participe à des actions avec Rascalon. Au printemps 1944, il entre au Corps Franc du maquis et devient le second de Marcel Bonnafoux dit Marceau. Jean le remplace lorsque celui-ci prend d'autres responsabilités au maquis Aigoual Cévennes. Lorsque Marceau est tué au combat du Vigan, le directoire du maquis Aigoual-Cévennes le désigne comme adjoint au chef militaire.
Très discret sur sa vie de famille, il partagea avec son épouse et ses enfants son temps entre Nîmes et Saumane, village qu’il adorait et ses Cévennes qu’il a tant arpentées pendant la Résistance. Dans la lignée de sa personnalité, riche et complexe à la fois, il a voulu être inhumé auprès de sa mère décédée à l’âge de 25 ans, en toute intimité. Il repose en paix dans le cimetière de Bernis. Il a vécu comme il le souhaitait. [...] Source : site Résistance en Cévennes
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