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À dix-huit ans, Paul Bonnetain s'engage dans l'Infanterie de Marine. Il connaît la vie de caserne à Toulon avant de partir pour la Guyane en 1879. De ces expériences militaires et exotiques vont naître ses premières nouvelles rassemblées dans le recueil Le Tour du monde d'un troupier, publié à Paris en 1882. À cette date, Paul Bonnetain est un chroniqueur qui cherche à se faire une place dans la presse parisienne depuis un an.
La renommée ne sera par longue à venir. Son premier roman Charlot s'amuse, publié en 1883, qui raconte l'enfance d'un petit parisien abandonné par sa mère, son adolescence puis son service militaire, obtient dès sa parution un succès de scandale du fait des thèmes sexuels abordés : la pédérastie en milieu ecclésiastique, la masturbation et la prostitution. Publié par l'éditeur bruxellois Henry Kistemaeckers, le livre fut condamné à couper plusieurs passages le 24 décembre 1884, mais, défendu par Me Léon Cléry, l'auteur est acquitté. L'ouvrage connaîtra de nombreuses rééditions.
Bonnetain n'en poursuit pas moins sa carrière dans les Lettres, se faisant de nombreux ennemis parmi ses confrères. Le 6 avril 1883, à Diegem, localité belge, il affronte en duel l'écrivain Robert Caze. Les témoins de Bonnetain étaient Jules Guérin et Edmond Lepelletier, ceux de Caze, E. Bois-Glavy et R. d'Abzac. Bonnetain en sortit indemne, mais Caze blessé très légèrement à la poitrine.
Sa réputation sulfureuse sera confortée par sa liaison avec l'actrice tapageuse Marie Colombier2, mais il acquiert une nouvelle notoriété — et une nouvelle reconnaissance — en devenant correspondant de guerre pour Le Figaro où il succède à Pierre Loti. [...]
Source Wikipedia
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