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La famille Bernard était fortement attachée aux idées de progrès social et Louis Bernard participa de très bonne heure à la lutte politique. Rédacteur au Combat social, organe de la fédération socialiste du Gard, il fut élu conseiller municipal de Nîmes en mai 1912 et adjoint au maire alors qu'il n'avait que vingt-six ans. Aux élections cantonales de 1913, il se présenta au conseil général dans le canton du Vigan, mais fut battu. Aux élections législatives des 26 avril et 10 mai 1914, il fut désigné comme candidat de la S.F.I.O. dans l'arrondissement du Vigan. Au premier tour de scrutin, il n'obtint que 1.749 voix ; mais la compétition, surtout d'ordre personnel, avait été très vive entre le député sortant, Bourguet, radical-socialiste, et un socialiste indépendant, Milhaud ; distancé au premier tour - il avait obtenu 4.639 voix contre 4.143 à Milhaud - Bourguet se retira et la plupart de ses électeurs reportèrent leurs voix sur Bernard, qui fut élu au scrutin de ballottage par 7.125 voix contre 5.858 à Milhaud : ce fut le type de l'élection-surprise. Les qualités personnelles de Louis Bernard avaient certainement joué dans ce succès : simple et modeste, il avait une culture générale et politique sérieuse, faisait preuve d'une réelle finesse d'esprit et était toujours d'une parfaite courtoisie, sachant maîtriser sa parole et garder son calme dans les réunions les plus orageuses. Louis Bernard s'inscrivit à la Chambre au groupe socialiste et fut nommé membre de la commission de l'agriculture. Il déposa une proposition de loi tendant à ouvrir un crédit extraordinaire pour venir en aide aux victimes de la gelée et de la grêle dans l'arrondissement du Vigan (1914), une proposition de résolution invitant le Gouvernement à intervenir auprès des patrons filateurs pour qu'une indemnité de cherté de vie soit accordée aux ouvrières fileuses en soie (1917). [...] Source : Wikipedia |
Il se marie avec Eugénie SÉCHET (avant 1910) le vendredi 14 mars 1941 à Nîmes.