CartaGen
En généalogie actuelle et médiatique, parler "arbre" est le cliché le plus emprunté, courant, usité, rabâché et à sens unique. Pour moi c'est comme si un cycliste ne me parlait de son vélo qu'en évoquant le guidon ! Dans une époque, déjà un peu lointaine, j'avais créé le projet CartaGen qui, en liaison avec OpenStreetMap et QGIS me permettait de travailler sur le "terrain" de mes ancêtres en proposant une autre façon de voir une généalogie.
Recenser ses ancêtres et retrouver les liens qui les unissent, les situer dans leurs lieux de vie puis retrouver les évènements qui ont jalonné leur existence est l'essence même de l'Histoire familiale.
L'arbre généalogique, ascendant, complet, sur six ou sept générations, est le résultat auquel aspire tout généalogiste. Il est le fruit d'un travail patient de recherches, de reconstitutions puis de restitution sous une forme graphique permettant de visualiser la famille sur un ensemble de générations. Il représente le temps, les liens parents-enfants avec le plus souvent les trois dates de naissance, mariage et décès. Il ne donne cependant aucune visualisation de l'occupation spatiale de nos ancêtres.
On pourra s'essayer alors à placer un calque sur une carte géographique et à pointer les différents lieux de naissance par exemple. Le schéma obtenu permettrait d'avoir une vision de la répartition des personnes sur un territoire donné. Cette méthode ne permet d'avoir qu'un seul niveau de visualisation, restrictif, peu commode à manipuler et difficile à modifier et transmettre.
L'ordinateur et internet permettent de créer des fichiers manipulables à souhait, précis et adaptés aux besoins du généanaute. Les exemples ci-après, créés à partir des 7 premières générations du fichier Soirat donne une idée de ce que l'on peut obtenir.
Cette vision d'un "arbre généalogique" est peu habituelle, elle permet de mieux situer des personnes, d'aider à en retrouver d'autres en fonction de la configuration de territoires. C'est aussi une appréciation globale de la place de nos ancêtres dans le monde.
Changerons-nous notre façon de nommer les travaux généalogiques des "arbres" en travaillant aussi sur les lieux, les Histoires familiales, la place dans le temps etc. ?