Ces énormités, ces entités généalogiques dégoulinant de toutes parts d’une apocalyptique mise en relation avec des personnages aussi différents qu’Attila, Charlemagne, l’abbé Pierre, Mireille MATHIEU ou Mickey, proviennent de multiples fichiers, de logiciels et sites proposant une aide « précieuse » afin que vous réalisiez le plus parfaitement possible votre généalogie.
Et nous constaterons la disparition de l’imaginaire, de la créativité, de la curiosité. Certain généalogiste va s’appliquer à trouver quelques relations pré-mâchées et vous les resservir toutes chaudes enveloppées dans le même papier que celui du voisin du dessus et de la voisine de gauche ! Heureusement, nous ne sommes pas tous comme cela.
Internet, les logiciels, les réseaux, les bases de données sont là pour nous aider, nous guider, permettre de dénouer des liens pour lesquels il nous aurait fallu des mois, voire des années, de recherche. Mais lorsque tous les éléments sont retrouvés, classés et répertoriés, leur communication ne doit plus être le seul fait d’une machine à fabriquer des lignes de caractères indigestes pour les uns, monotones pour les autres, déjà vues pour la plupart.
Il nous faut donc être créatifs, les uns comme les autres, professionnels comme amateurs. C’est à ces fins que nous devons nous interroger sur ce que nous voulons, ce que nous souhaitons obtenir. Je l’ai dit, redit, et le dit encore ici, faire de la généalogie sans but est une ineptie à la mesure d’une quelconque consommation non maîtrisée. Avoir un but implique une connaissance plus ou moins importante de ce dernier ainsi que de sa représentation ; c’est là que la créativité du généalogiste intervient. Les outils pour y parvenir existent, à nous de nous en emparer en fonction de nos capacités, de nos formations. Et si pour la plupart de nos contemporains la généalogie se décline dans les branches d’un arbre, ce dernier peut être un tableau de deux ou trois mètres accroché aux murs du salon ou bien plusieurs feuilles A3 insérées dans une vaste étude de la famille incluant les noms, les maisons, les actes héroïques etc.
Créons, il en restera toujours quelque chose. Et ce quelque chose permettra au plus grand nombre d’apprécier le travail effectué, de comprendre les relations familiales, d’appréhender une vie rurale ou citadine. Notre création, à la mesure de ce que nous savons faire et non pas de ce qu’une machine veut nous faire faire, sera donc lisible par le plus grand nombre, agréable, la plus complète possible dans le but recherché. Sa livraison, à la famille, au client, à l’adhérent de l’association, doit être l’occasion de constater et comprendre un travail demandé, de l’apprécier, voire le critiquer.
Faites une généalogie ascendante sur cinq générations, complète, toutes branches, et prévoyez de créer un livre comportant :
Mais vous pouvez aussi dire à tata Marcelle d’aller voir vos 126.874 ancêtres stockés sur un de ces merveilleux site de généalogie en ligne.
L’effet est différent ...