L’arbre généalogique, par le passé, il est vrai donc, se caractérisait surtout par ses branches. C’est là que nous trouverons nos ancêtres, les fameux « quartiers », les co-latéraux, les branches mortes etc. Il est plus rare de voir un arbre généalogique dit descendant sous la forme d’une représentation végétale, mais plutôt une sorte de déclinaison en paragraphes successifs. Inclure dans le graphisme les racines biologiques dudit arbre relève plus de critères décoratifs que représentatifs de ce que sont les racines d’une famille. Dans ce cas précis, il faudrait, selon la saison, rajouter feuilles, fleurs ou fruits. Je ne vois donc, pour ma part, aucun lien entre les racines familiales, que l’on associe volontiers souvent à des lieux, et les racines dessinées à fin de créer un arbre généalogique dans lesquelles on voudrait inclure une partie de la famille.
Illustrer les racines d’un arbre généalogique à partir des racines d’une famille serait grandement intéressant, je n’y ai jamais pensé, et il serait peut-être intéressant de s’y pencher ... Nous pourrions ainsi voir les lieux originels, la construction des différents noms, les aventures et mésaventures de certains de nos parents. Mais ce serait une vision, comme dit plus haut, bien trop étroite que de vouloir visualiser dans un arbre une histoire familiale ; il serait plus intéressant de l’écrire, la raconter, l’illustrer, pourquoi pas avec un arbre généalogique, ce dernier n’étant qu’une petite partie de tout ce que l’on peut exprimer dans une généalogie basée avant tout sur l’Histoire familiale et non sur la collection de parents. L’arbre généalogique est une partie de la généalogie familiale, s’il en devient l’unique but, la course au nombre, la marmite dans laquelle on fait tout bouillir, retrouver et exprimer ses racines s’en trouvera fortement diminué.
Certes la représentation graphique et artistique d’un arbre généalogique est laissée à la libre interprétation de son créateur et du but recherché. Mais hélas le but est bien souvent oublié et l’on ne sait pas où l’on veut en venir. Je l’ai souvent exprimé, dans le domaine de la généalogie comme dans tant d’autres, il est important de savoir où l’on veut en venir, même si parfois ce but paraît éloigné. Ce dernier est avant tout le guide nécessaire, évitant l’éloignement ou le manque de compréhension de l’action en cours. Une belle Histoire familiale sur cinq générations, incluant tous les événements trouvés, définissant lieux et noms, précisant pourquoi certaines actions ont été faites, incluant photos, illustrations, graphiques est d’une qualité ayant vraiment foi à mes yeux, réalisable par n’importe quel généalogiste correctement informé et formé.
Imagination, curiosité, bonne connaissance des différentes ressources feront plus que vouloir changer le cours des choses à son profit, vantant je ne sais quelle fausse propension à fabriquer des éléments généalogiques incompréhensibles en dehors de sa bulle personnelle. Trouvons nos racines et montrons les autrement que par l’utilisation d’un seul outil, d’une seule représentation.