Né le 17 août 1879 à Saint-Aunès, dans l’Hérault, où le père était homme d’équipe aux chemins de fer, il est le fils d’Henri et de Marie GAMBUS, issu de familles originaires de Bellegarde et Beaucaire, venues chercher du travail auprès des chemins de fer. En juin 1912 il est signalé vivant à Rodilhan puis à Nîmes en novembre de la même année, il n’est toutefois pas noté sur la liste électorale de 1914. Boulanger de profession il n’a guère séjourné à Rodilhan, contrairement à ses parents, son père est retraité, qui y ont résidé depuis une installation entre 1902 et 1906, jusqu’à la fin des années 1920.
Lors de son incorporation au 6ème Bataillon de Chasseurs à pied, le 15 novembre 1900, il mesure un mètre et soixante-six centimètres, Étienne a les cheveux et les sourcils noirs, les yeux châtains, un front ordinaire et un nez fort, une grande bouche et un menton rond, son visage est ovale. Étienne a une instruction primaire supérieure.
Il sera envoyé en congé le 19 septembre 1903, son certificat de bonne conduite lui ayant été accordé, et passera dans la réserve le 1er novembre suivant. Après avoir accompli deux périodes d’exercices en 1906 et 1909 avec le 6ème Bataillon de Chasseurs à pied, il passera dans l’armée territoriale le 1er octobre 1913. Mobilisé par décret du 2 août 1914, il arrivera au corps le 4 août, ayant accompli une période d’exercices au mois de mars de la même année. Disparu le 21 novembre 1914, Étienne sera déclaré décédé à Dikkebus, en Belgique, le même jour par le Tribunal Civil de Nîmes en date du 18 février 1920.
Extrait du Journal des Marches et des Opérations :
21 novembre
Journée calme.
Vers 12h30 deux batteries allemandes de 77 bombardent par intervalles les deux compagnies de droite, tantôt fusant, tantôt percutant. Pertes : 2 blessés.
Le bataillon est relevé à 24h par le 163e et va cantonner à Dickebusch.