Né le 20 juin 1882 à Rodilhan, il est le fils d’Antoine et de Magdelaine DUMAS. Non présent sur la liste électorale de 1914, il habite Redessan en 1902. La famille réside depuis de longues années à Rodilhan ou Bouillargues et possède des racines à Lunel et à Aimargues. Le père est présent sur la liste électorale de 1914, absent sur les recensements précédents, présent sur les premiers recensements.
Ajourné en 1903 et 1904 pour «faiblesse», il sera déclaré «bon» en 1905. Lors de son incorporation au 40ème Régiment d’Infanterie, le 8 octobre 1905, il mesure un mètre et soixante-neuf centimètres, Claude a les cheveux et les sourcils blonds, les yeux châtains, un front découvert, nez et une bouche moyens, un menton rond, son visage est ovale. Claude a une instruction primaire supérieure.
Il sera envoyé, son certificat de bonne conduite accordé, dans la disponibilité le 18 septembre 1906 et passera dans la réserve de l’armée active le 1er octobre suivant puis effectuera une période d’exercices au 40ème RI en 1908. Rappelé à l’activité par le décret de mobilisation du 2 août 1914, il arrivera au corps le 11 août 1914. Le 24 décembre 1915, il passera au 153ème Régiment d’Infanterie. Il sera blessé le 6 juillet 1915 devant Méricourt : «Plaies multiples du pied, jambe et cuisse gauches et du coup de pied droit par grande». Claude Étienne décèdera des suites de ses blessures à l’hôpital de campagne à Cérisy Gailly, dans la Somme, ambulance 320, le 8 juillet 1916.
Extrait du Journal des Marches et des Opérations :
6 juillet 1916
Effectif officiers : 49. Troupe : 2322.
Le 1er bataillon ayant reçu l’ordre d’enlever les positions encore tenues par l’ennemi dans la partie nord du bois Favière, 3 attaques à la grenade sont déclenchées à 10 heures sur ces positions. L’une, partant de droite, réussit à franchir un barrage et à jeter quelques grenades dans les abris occupés par l’ennemi, mais prise à revers, elle est rejetée sur nos anciens emplacements. Deux autres, partant de la gauche et du centre, sont arrêtées par des feux de mitrailleuses. L’ennemi contre-attaque à plusieurs reprises et avec violence. Mais à part un léger recul de la droite, nos positions sont maintenues. Assez violentes réactions d’artillerie sur l’ensemble du secteur, dans la soirée et la nuit.
État sanitaire : bon.
Parmi les nombreux blessés cités, dans la 3ème compagnie, PALATAN Claude.