Né le 4 septembre 1882 à Laveyrune, hameau de Rogleton, en Ardèche, il est le fils de Jean Baptiste et de Marie Rosalie CHALBOS. Signalé cultivateur sur la liste électorale de 1914 et valet de labour sur sa fiche militaire, il est issu d’une famille de neuf enfants, venue s’installer à Rodilhan entre 1894 et 1896, en provenance des limites de l’Ardèche et de la Lozère : Laveyrune, Saint-Laurent-les-Bains, Luc. Son frère Marius évitera le conflit de 1914-1918, il passe dans la réserve de l’armée territoriale en octobre 1918, âgé de 41 ans. Son autre frère, Ernest Julien Léon décèdera sur le champ de bataille le 25 novembre 1914. Le plus jeune frère de la famille, Jules Henri, de la classe 1914, sera blessé plusieurs fois pendant le conflit, et se retirera à Nîmes en 1919.
Lors de son incorporation au 3ème Régiment d’Artillerie Coloniale, le 15 novembre 1903, il mesure un mètre et soixante-six centimètres, Clément a les cheveux et les sourcils châtains clairs, les yeux châtains, le front découvert, un nez fort, une bouche moyenne, un menton rond, son visage est ovale.
Il fera la campagne, à partir du 1er novembre 1904, en Cochinchine, en temps de paix, avec le 5ème Régiment d’Artillerie Coloniale et réintègrera à son retour, en août 1906, le 3ème Régiment d’Artillerie Coloniale. Passé dans la réserve de l’armée active le 1er octobre 1906, son certificat de bonne conduite en poche, il est admis à la réserve de l’armée territoriale le 1er octobre 1916.
Appelé à l’activité par le décret de mobilisation du 2 août 1914, il arrive à Toulon le 3 août. Blessé dans le dos par la projection d’un bloc de terre suite à l’explosion d’un obus lors d’un bombardement de la position 19, dans la forêt de Hesse, dans la Meuse, en mai 1916. Évacué malade pour albuminurie, le 7 juillet 1916, il sera hospitalisé à Royat, à Clermont-Ferrand, à Saint-Flour, et à Aurillac, entre le 16 juillet 1916 et le 8 septembre 1916. Il se verra notifié par la suite son classement dans le service auxiliaire par la commission de réforme de Nîmes. Il sera admis à la réforme temporaire n°1, avec gratification de 300 francs, par décision ministérielle, du 11 octobre 1918, notifiée le 4 novembre, soit pratiquement deux mois après son décès à Nîmes, le 14 septembre 1918. Il est signalé sur sa fiche matricule avoir fait la campagne contre l’Allemagne du 3 août 1914 au 20 avril 1918.
Noms dans la généalogie :
BLANCHON,
BOYER,
CHALBOS,
GALTIER,
GILLES,
MAURIN,
MONTI,
MONTIS,
OZIOL,
PONTIER,
POUDEVIGNE,
ROUX,
TEISSIER,
Décédé à 36 ans, Clément MAURIN n’est pas déclaré Mort pour la France, il est toutefois bien mentionné sur le monument aux morts de Rodilhan.