COMBORN oncle et neveu

Parmi les histoires rapportées sur mes aïeux, celle de Bernard de COMBORN et se son neveu Eble ne reflète pas particulièrement la fibre familiale !
Voici comment mon ancêtre Bernard de COMBORN, patronyme dont nous évoquons régulièrement la généalogie, régla ces quelques problèmes familiaux :
Illustration imaginée
Assassinat d'Eble par son oncle Bernard de COMBORN (illustration libre et non contractuelle)

Eble IIe du nom, vicomte de Comborn, fils d'Archambaud IIIe du nom, était en bas âge lorsqu'il perdit son père : c'est pourquoi en mourant, celui-ci le mit sous la tutelle de Bernard son oncle jusqu'à ce qu'il fut en âge de recevoir la ceinture de chevalier.

Mais lorsque dans un temps convenable, il demanda à jouir de son bien, son oncle le chassa de chez lui. Cependant, par le secours de quelques amis, il entra en possession du château de Comborn. Depuis, la femme de son oncle, dont il cherchait l'occasion de se venger, étant tombée entre ses mains, il la déshonora publiquement, pensant que, après une pareille infamie son oncle ne manquerait pas de la répudier ; ce qui n'arriva pas, parce qu'elle était la fille d'un seigneur fort puissant.
Quelques jours après, son oncle vint avec peu de monde jusqu'à la porte du château comme pour faire bravade au jeune homme. Celui-ci, plein de vin, se leva de table, sortit sans consulter personne et poursuivit son oncle jusqu'auprès de l'église d'Estivals(1), dans le chemin qui va d'Allassac à Vigeois. Il fut pris et tué sur place.
On débita que son oncle l'avait blessé aux parties honteuses ; d'autres disaient que c'était un certain chevalier nommé Etienne de BOSAC. Quoiqu'il en soit, Eble eut le temps de connaître et détester son crime : en mourant il implora la miséricorde de Dieu, s'arracha les cheveux et les jeta en l'air, comme pour témoigner à Dieu son repentir. On lava son corps suivant la coutume, et le peuple vint en foule, pendant quelques jours, pour faire des offrandes sur le lieu où il avait été tué. Son corps fut porté à Tulle où il fut enterré.
Tout ceci arriva vers la fin de l'automne, et vers l'an 1111. Eble n'était point marié.

Bernard 1er, vicomte de Comborn, surnommé de Bré, 3e fils d'Archambaud Il et de Rotberge de Rochechouard, arrière-petit-fils d’Archambaud dont il est fait état dans les présentes pages, fut d'abord clerc suivant quelques-uns, et c'est ce qui aurait engagé Archambaud III, son frère, à le préférer à Eble, son autre frère, pour la tutelle de son fils Eble II, dont nous avons parlé ci-dessus. Les deux frères de Bernard, qui étaient ses aînés, et dont le premier eut la vicomté de Cornborn, et l'autre celle de Ventadour, après avoir partagé également entre eux les autres héritages paternels, lui donnèrent chacun vingt-cinq métairies, avec l'église de Belmont, qui n'était point fortifiée.
Il contribua par ses libéralités à la restauration du monastère de Tulle, ayant donné, pour cet effet, le 28 décembre 1103, une partie d'un bois qui lui appartenait. Conjointement avec son fils Archambaud, il donna aux moines de Vigeois la chapelle du château (de chastillo) de Comborn.
Par l'homicide de son neveu, il devint vicomte de Comborn. Depuis, pour obtenir le pardon de ce meurtre, qu'il reconnut avoir fait volontairement, il fit, en 1119, plusieurs dons aux monastères de Saint-Martin de Tulle et de Saint-Pierre d'Uzerche, et résolut de faire le voyage de Jérusalem et de Rome. Il ne parait pas qu'il ait exécuté cette résolution ; mais, en 1129 [et non en 1120, comme on le lit dans les Tablettes historiques], il se fit moine à Cluny, où.il mourut. Geoffroy de Vigeois dit, qu'il fut enterré à Tulle avec sa fille Hélie.

(1) vraisemblablement Estivaux de nos jours, au sud-est du château de Comborn (Orgnac sur Vézère).
D'après Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges par l'abbé Joseph NADAUD.

Wikipedia - Père Igor
L'église d'Estivaux près de laquelle eut lieu l'assassinat.
Vue dans le temps de la vie de Bernard de COMBORN et de sa famille
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